The Dark Side Of The Moon
Pink Floyd
1973- Année de l'édition 0
- Label Harvest
- Catalogue 2C 068-05249, 2C 068-05.249
- Format LP (Album, Reissue)
-
Pays
- Genres Rock
- Styles Prog Rock, Psychedelic Rock
- Date d'ajout 13/01/2015
- Note
- État pochette VG++
- État disque VG++
À propos de cet album
The Dark Side of the Moon est le huitième album studio du groupe de rock progressif britannique Pink Floyd. Paru le 10 mars 1973 aux États-Unis et le 23 mars 1973 au Royaume-Uni, il est souvent considéré comme leur album le plus abouti. Il aborde des thèmes modernes et universels, comme le travail, l'argent, la vieillesse, la guerre, la folie et la mort.
The Dark Side of the Moon a la particularité d'avoir été joué pour la première fois le 20 janvier 1972, soit plus de treize mois avant sa sortie, et d'avoir été joué et retravaillé durant tout ce temps, sur scène. Le matériel alors utilisé était d'ailleurs bien plus sophistiqué que celui utilisé pour l'enregistrement de l'album. Le groupe se servit, pour l'enregistrement, de techniques encore rares à l'époque, et utilisa des synthétiseurs analogiques, comme le VCS 3, sur plusieurs des pistes. Alan Parsons était l'ingénieur du son responsable de l'enregistrement, et notamment des principaux aspects sonores présents comme la performance de Clare Torry sur The Great Gig in the Sky.
La pochette, réalisée par George Hardie, de Hipgnosis, est la réponse à la demande du groupe d'un concept graphique « simple et audacieux ». Le célèbre prisme représente l'éclairage scénique du groupe, et le livret original de l'album contenait les paroles des chansons de l'album.
Resté dans le Billboard 200 américain pendant une période record de 809 semaines — l'équivalent de 15 ans — dont 591 consécutives, le disque représente, jusqu'à aujourd'hui, l'une des meilleures ventes d'albums de tous les temps. Les titres Money et Us and Them/Time sont sortis en single, et Money est devenu le premier à propulser Pink Floyd en tête des ventes.
L'album est paru à l'origine dans une pochette LP conçue par Hipgnosis et George Hardie et portant le prisme dispersif, devenu emblématique, du groupe. Hipgnosis avait déjà créé plusieurs des pochettes d'albums du groupe, et en avait obtenu des résultats parfois controversés ; EMI avait déjà réagi de façon confuse face aux pochettes de Atom Heart Mother et de Obscured by Clouds, s'attendant à des compositions plus classiques incluant des lettrages et des mots. Les concepteurs Storm Thorgerson et Aubrey Powell étaient alors en mesure d'ignorer de telles critiques, alors qu'ils étaient employés par le groupe. Pour The Dark Side of the Moon, Richard Wright leur demanda de créer quelque chose de « plus intelligent, de plus soigné et de plus chic » (smarter, neater—more classy). Le dessin du prisme fut inspiré par une photographie que Thorgerson avait vue lors d'une session de brainstorming avec Powell.
L'illustration fut créée par leur associé, George Hardie. Hipgnosis avait proposé au groupe un choix de sept pochettes différentes, mais les quatre membres du groupe furent immédiatement d'accord sur le fait que le prisme était de loin le meilleur. Le dessin représente trois éléments : l'éclairage de scène du groupe, les paroles de l'album et la requête de Richard Wright pour quelque chose de « simple et audacieux » (simple and bold). Le spectre lumineux s'étend à travers l'intégralité de la pochette, une idée de Waters. Ajouté peu après, la pochette inclut également un électrocardiogramme du battement de cœur utilisé à travers l'album, et le dos de l'album fait apparaître un autre prisme recombinant la lumière diffractée, selon une suggestion de Thorgerson, facilitant ainsi une disposition esthétique de l'album pour les disquaires. Les bandes de couleurs émanant du prisme de la pochette ne comportent en revanche que six couleurs, ne faisant pas paraître l'indigo par rapport à la division traditionnelle des couleurs en rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet (un prisme réel faisant apparaître un spectre continu, on ne distingue dans la réalité pas de frontières entre deux couleurs). À l'intérieur de la pochette, on pouvait trouver deux posters et divers autocollants autour du thème des pyramides. L'un des posters montre des photos des membres du groupe en concert, superposées avec des lettres éparpillées formant le mot PINK FLOYD, et l'autre une photographie infrarouge des pyramides de Gizeh, créée par Powell et Thorgerson.
Depuis le départ du membre fondateur Syd Barrett en 1968, la charge de l'écriture des paroles est retombée sur les épaules de Waters. Il est par conséquent indiqué comme l'auteur des paroles de l'album, faisant de Dark Side of the Moon le premier d'une suite de cinq albums où Waters est crédité comme l'unique parolier du groupe (les livrets des albums Wish You Were Here, Animals et The Wall le créditent en effet comme seul parolier. The Final Cut est quant à lui considéré comme étant de facto un album de Waters). Le groupe avait tant confiance en la qualité de l'écriture de Waters que, pour la première fois, ils se sentirent en mesure d'imprimer les paroles dans le livret de l'album. Lorsque, en 2003, il lui fut demandé si sa contribution à l'album fut « l'organisation des idées et des cadres » et celle de David Gilmour « la musique », Waters répondit :
« C'est des conneries. La question n'est même pas que Dave ait besoin d'être motivé pour sortir le meilleur de son jeu de guitare. Et c'est un excellent guitariste. Mais l'idée qu'il a essayé de propager toutes ces années, comme quoi il aurait un sens de la musique plus prononcé que le mien, est une putain d'absurdité. C'est une idée ridicule mais les gens semblent assez contents d'y croire. »
Le succès de l'album fut la source d'une richesse jusqu'alors inconnue aux quatre membres du groupe : Richard Wright et Roger Waters s'achetèrent de grandes maisons en province, et Nick Mason commença à collectionner les voitures haut-de-gamme. Une part des bénéfices furent investis dans la production du film Monty Python : Sacré Graal !. L'ingénieur du son Alan Parsons fut nommé pour le Grammy Award de la Meilleure Conception d'Enregistrement, Catégorie Non Classique ("Best Engineered Recording, Non-Classical") pour son travail sur The Dark Side of the Moon, et cela le mena à une carrière d'artiste très prolifique. Bien que Waters et Gilmour eussent à l'occasion minimisé sa contribution à l'album, Mason la loua souvent. En 2003, Parsons eut la réflexion suivante : « Je crois qu'ils ont tous ressenti que j'avais rattaché tout le reste de ma carrière à The Dark Side of the Moon, ce qui n'est pas entièrement faux. Mais je me lève encore, parfois, frustré à l'idée du fait qu'ils gagnèrent des millions à l'insu de tous, contrairement à nombre de personnes qui travaillèrent avec eux sur cet enregistrement. » Lors de l'enregistrement de l'album, il ne fut en effet payé que 35 £ par semaine pour son travail.
The Dark Side of the Moon a la particularité d'avoir été joué pour la première fois le 20 janvier 1972, soit plus de treize mois avant sa sortie, et d'avoir été joué et retravaillé durant tout ce temps, sur scène. Le matériel alors utilisé était d'ailleurs bien plus sophistiqué que celui utilisé pour l'enregistrement de l'album. Le groupe se servit, pour l'enregistrement, de techniques encore rares à l'époque, et utilisa des synthétiseurs analogiques, comme le VCS 3, sur plusieurs des pistes. Alan Parsons était l'ingénieur du son responsable de l'enregistrement, et notamment des principaux aspects sonores présents comme la performance de Clare Torry sur The Great Gig in the Sky.
La pochette, réalisée par George Hardie, de Hipgnosis, est la réponse à la demande du groupe d'un concept graphique « simple et audacieux ». Le célèbre prisme représente l'éclairage scénique du groupe, et le livret original de l'album contenait les paroles des chansons de l'album.
Resté dans le Billboard 200 américain pendant une période record de 809 semaines — l'équivalent de 15 ans — dont 591 consécutives, le disque représente, jusqu'à aujourd'hui, l'une des meilleures ventes d'albums de tous les temps. Les titres Money et Us and Them/Time sont sortis en single, et Money est devenu le premier à propulser Pink Floyd en tête des ventes.
L'album est paru à l'origine dans une pochette LP conçue par Hipgnosis et George Hardie et portant le prisme dispersif, devenu emblématique, du groupe. Hipgnosis avait déjà créé plusieurs des pochettes d'albums du groupe, et en avait obtenu des résultats parfois controversés ; EMI avait déjà réagi de façon confuse face aux pochettes de Atom Heart Mother et de Obscured by Clouds, s'attendant à des compositions plus classiques incluant des lettrages et des mots. Les concepteurs Storm Thorgerson et Aubrey Powell étaient alors en mesure d'ignorer de telles critiques, alors qu'ils étaient employés par le groupe. Pour The Dark Side of the Moon, Richard Wright leur demanda de créer quelque chose de « plus intelligent, de plus soigné et de plus chic » (smarter, neater—more classy). Le dessin du prisme fut inspiré par une photographie que Thorgerson avait vue lors d'une session de brainstorming avec Powell.
L'illustration fut créée par leur associé, George Hardie. Hipgnosis avait proposé au groupe un choix de sept pochettes différentes, mais les quatre membres du groupe furent immédiatement d'accord sur le fait que le prisme était de loin le meilleur. Le dessin représente trois éléments : l'éclairage de scène du groupe, les paroles de l'album et la requête de Richard Wright pour quelque chose de « simple et audacieux » (simple and bold). Le spectre lumineux s'étend à travers l'intégralité de la pochette, une idée de Waters. Ajouté peu après, la pochette inclut également un électrocardiogramme du battement de cœur utilisé à travers l'album, et le dos de l'album fait apparaître un autre prisme recombinant la lumière diffractée, selon une suggestion de Thorgerson, facilitant ainsi une disposition esthétique de l'album pour les disquaires. Les bandes de couleurs émanant du prisme de la pochette ne comportent en revanche que six couleurs, ne faisant pas paraître l'indigo par rapport à la division traditionnelle des couleurs en rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet (un prisme réel faisant apparaître un spectre continu, on ne distingue dans la réalité pas de frontières entre deux couleurs). À l'intérieur de la pochette, on pouvait trouver deux posters et divers autocollants autour du thème des pyramides. L'un des posters montre des photos des membres du groupe en concert, superposées avec des lettres éparpillées formant le mot PINK FLOYD, et l'autre une photographie infrarouge des pyramides de Gizeh, créée par Powell et Thorgerson.
Depuis le départ du membre fondateur Syd Barrett en 1968, la charge de l'écriture des paroles est retombée sur les épaules de Waters. Il est par conséquent indiqué comme l'auteur des paroles de l'album, faisant de Dark Side of the Moon le premier d'une suite de cinq albums où Waters est crédité comme l'unique parolier du groupe (les livrets des albums Wish You Were Here, Animals et The Wall le créditent en effet comme seul parolier. The Final Cut est quant à lui considéré comme étant de facto un album de Waters). Le groupe avait tant confiance en la qualité de l'écriture de Waters que, pour la première fois, ils se sentirent en mesure d'imprimer les paroles dans le livret de l'album. Lorsque, en 2003, il lui fut demandé si sa contribution à l'album fut « l'organisation des idées et des cadres » et celle de David Gilmour « la musique », Waters répondit :
« C'est des conneries. La question n'est même pas que Dave ait besoin d'être motivé pour sortir le meilleur de son jeu de guitare. Et c'est un excellent guitariste. Mais l'idée qu'il a essayé de propager toutes ces années, comme quoi il aurait un sens de la musique plus prononcé que le mien, est une putain d'absurdité. C'est une idée ridicule mais les gens semblent assez contents d'y croire. »
Le succès de l'album fut la source d'une richesse jusqu'alors inconnue aux quatre membres du groupe : Richard Wright et Roger Waters s'achetèrent de grandes maisons en province, et Nick Mason commença à collectionner les voitures haut-de-gamme. Une part des bénéfices furent investis dans la production du film Monty Python : Sacré Graal !. L'ingénieur du son Alan Parsons fut nommé pour le Grammy Award de la Meilleure Conception d'Enregistrement, Catégorie Non Classique ("Best Engineered Recording, Non-Classical") pour son travail sur The Dark Side of the Moon, et cela le mena à une carrière d'artiste très prolifique. Bien que Waters et Gilmour eussent à l'occasion minimisé sa contribution à l'album, Mason la loua souvent. En 2003, Parsons eut la réflexion suivante : « Je crois qu'ils ont tous ressenti que j'avais rattaché tout le reste de ma carrière à The Dark Side of the Moon, ce qui n'est pas entièrement faux. Mais je me lève encore, parfois, frustré à l'idée du fait qu'ils gagnèrent des millions à l'insu de tous, contrairement à nombre de personnes qui travaillèrent avec eux sur cet enregistrement. » Lors de l'enregistrement de l'album, il ne fut en effet payé que 35 £ par semaine pour son travail.
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