War
U2
Engagé
- Année de l'édition 1985
- Label / Catalogue Island Records (205 259-320, 205 259)
- Format LP (Album, Reissue)
-
Pays
-
Genres / Styles
Rock Pop Rock
-
Note Globale
Ma note : 3 | Discogs : 4,12 (310 avis) | AudioDB : 4,40 (5 avis)
- États (Pochette / Disque) VG+ VG++
À propos de l'album
War est le 3e album du groupe de rock irlandais U2, sorti le 28 février 1983 sur Island Records. Il a été réédité (et sorti) le 20 juillet 2008. War est le premier album de U2 à s'être classé no 1 au Royaume-Uni et a atteint la 12e place au Billboard 200. Il a été vendu à plus de 8 millions d'exemplaires.
C'est à nouveau l'Anglais Steve Lillywhite qui produit le disque, dérogeant ainsi à sa règle de ne jamais travailler avec le même groupe au-delà de deux albums. Il ne regrettera pas ce choix, car War sera l'album de la consécration et de l'explosion médiatique pour U2.
L'opus se caractérise par un style direct d'une rare intensité, surtout si on le compare aux productions new wave de la même époque. C'est également le premier disque de U2 fortement orienté politiquement, traitant notamment de la guerre et de ses conséquences. Toutefois, aucun autre album du groupe irlandais, malgré leur son et les messages politiques qui en découlent ne sera aussi brut et polémique que War.
Symbole à elle seule de l'album, Sunday Bloody Sunday relate les évènements dramatiques survenus à Londonderry en 1972, où les parachutistes anglais ont tiré sur la foule faisant de nombreuses victimes. Cet hymne à l'allure martiale (guitare électro-acoustique, violon électrique) est, depuis 1982, constamment interprété par le groupe dans toutes ses tournées.
New Year's Day, est l'autre titre emblématique qui a marqué le disque, avec son introduction au piano et ses déchirures de guitares au refrain. Il fut écrit en l'honneur de Lech Wałęsa et de son syndicat polonais Solidarność, interdit à cette époque là. La vidéo de la chanson fut tournée dans les forêts enneigées de Suède.
Like a Song, qui s'enchaine à New Year's day, se caractérise par un son très métallique de la batterie, notamment à la fin de la chanson où l'on assiste à un véritable solo de Larry Mullen Junior. Dans le texte, Bono s'en prend aux punks et aux révolutionnaires qui selon lui sèment la division.
Seconds est une chanson engagée sur le thème de la prolifération nucléaire, au rythme groove, qui tient une place à part dans la discographie du groupe. C'est en effet la première fois où The Edge (en duo avec Bono) est l'interprète principal. Il récidivera en 1988 (seul cette fois-ci) sur la chanson Van Diemen's Land, issu de l'album Rattle and Hum, puis dans la décennie suivante.
Premier titre enregistré de l'album War, The Refugee est un rock tribal inspiré par les Talking Heads. Elle est produite par l'Irlandais Bill Whelan - auteur de deux grandes œuvres orchestrales dans sa carrière et compositeur à succès de Riverdance - et mixée par Steve Lillywhite.
Surrender, dont le thème est la drogue, est un titre plus serein, qui illustre le talent du groupe pour créer une musique atmosphérique évocatrice.
Mais, c'est la ballade Drowning Man qui est la chanson la plus aboutie. The Edge dira même en 1985 : « Je sais que certaines chansons de War pourraient être réenregistrées et améliorées, mais pour Drowning Man, c'est la perfection. C'est l'un des plus beaux enregistrements de toute notre carrière ».
Par ailleurs, le puissant Two Hearts Beat as One fut sorti en single (le tournage du clip eut lieu à Paris devant le Sacré-Cœur), tandis que le titre Red Light est co-interprété avec les chanteuses du groupe Kid Creole and the Coconuts. Enfin, la chanson 40 et son refrain « How long to sing this song ? » qui termine le disque, servira pendant longtemps comme clôture des concerts du groupe. Elle fut enregistrée au dernier moment.
Les critiques furent mitigées à sa sortie. Pour l'hebdomadaire Time Out, War est « une pop urgente, politique et mélodique, un merveilleux troisième album des quatre de Dublin ». Par contre, Gavin Martin dans les colonnes du NME, écrit que « War est un exemple de plus de l'impotence et de la perte de vitesse du rock en tant que genre musical ». Dave McCullough dans ses articles pour le Sounds n'est guère plus tendre en disant que « War est un disque démodé, excessivement surchargé de - foi, espoir et charité - et propose de nommer Bono comme nouveau représentant de l'Église Catholique, Apostolique et Romaine ».
Aux États-Unis, le disque fut mieux reçu par les critiques. Le magazine Rolling Stone lui a décerné la note de 4 étoiles sur 5 à sa sortie et l'a classé en 2012 à la 223e place dans ses 500 plus grands albums de tous les temps. Les critiques ont été beaucoup plus favorables par la suite, Stephen Erlewine, de Allmusic, lui donnant par exemple 5 étoiles sur 5.
C'est à nouveau l'Anglais Steve Lillywhite qui produit le disque, dérogeant ainsi à sa règle de ne jamais travailler avec le même groupe au-delà de deux albums. Il ne regrettera pas ce choix, car War sera l'album de la consécration et de l'explosion médiatique pour U2.
L'opus se caractérise par un style direct d'une rare intensité, surtout si on le compare aux productions new wave de la même époque. C'est également le premier disque de U2 fortement orienté politiquement, traitant notamment de la guerre et de ses conséquences. Toutefois, aucun autre album du groupe irlandais, malgré leur son et les messages politiques qui en découlent ne sera aussi brut et polémique que War.
Symbole à elle seule de l'album, Sunday Bloody Sunday relate les évènements dramatiques survenus à Londonderry en 1972, où les parachutistes anglais ont tiré sur la foule faisant de nombreuses victimes. Cet hymne à l'allure martiale (guitare électro-acoustique, violon électrique) est, depuis 1982, constamment interprété par le groupe dans toutes ses tournées.
New Year's Day, est l'autre titre emblématique qui a marqué le disque, avec son introduction au piano et ses déchirures de guitares au refrain. Il fut écrit en l'honneur de Lech Wałęsa et de son syndicat polonais Solidarność, interdit à cette époque là. La vidéo de la chanson fut tournée dans les forêts enneigées de Suède.
Like a Song, qui s'enchaine à New Year's day, se caractérise par un son très métallique de la batterie, notamment à la fin de la chanson où l'on assiste à un véritable solo de Larry Mullen Junior. Dans le texte, Bono s'en prend aux punks et aux révolutionnaires qui selon lui sèment la division.
Seconds est une chanson engagée sur le thème de la prolifération nucléaire, au rythme groove, qui tient une place à part dans la discographie du groupe. C'est en effet la première fois où The Edge (en duo avec Bono) est l'interprète principal. Il récidivera en 1988 (seul cette fois-ci) sur la chanson Van Diemen's Land, issu de l'album Rattle and Hum, puis dans la décennie suivante.
Premier titre enregistré de l'album War, The Refugee est un rock tribal inspiré par les Talking Heads. Elle est produite par l'Irlandais Bill Whelan - auteur de deux grandes œuvres orchestrales dans sa carrière et compositeur à succès de Riverdance - et mixée par Steve Lillywhite.
Surrender, dont le thème est la drogue, est un titre plus serein, qui illustre le talent du groupe pour créer une musique atmosphérique évocatrice.
Mais, c'est la ballade Drowning Man qui est la chanson la plus aboutie. The Edge dira même en 1985 : « Je sais que certaines chansons de War pourraient être réenregistrées et améliorées, mais pour Drowning Man, c'est la perfection. C'est l'un des plus beaux enregistrements de toute notre carrière ».
Par ailleurs, le puissant Two Hearts Beat as One fut sorti en single (le tournage du clip eut lieu à Paris devant le Sacré-Cœur), tandis que le titre Red Light est co-interprété avec les chanteuses du groupe Kid Creole and the Coconuts. Enfin, la chanson 40 et son refrain « How long to sing this song ? » qui termine le disque, servira pendant longtemps comme clôture des concerts du groupe. Elle fut enregistrée au dernier moment.
Les critiques furent mitigées à sa sortie. Pour l'hebdomadaire Time Out, War est « une pop urgente, politique et mélodique, un merveilleux troisième album des quatre de Dublin ». Par contre, Gavin Martin dans les colonnes du NME, écrit que « War est un exemple de plus de l'impotence et de la perte de vitesse du rock en tant que genre musical ». Dave McCullough dans ses articles pour le Sounds n'est guère plus tendre en disant que « War est un disque démodé, excessivement surchargé de - foi, espoir et charité - et propose de nommer Bono comme nouveau représentant de l'Église Catholique, Apostolique et Romaine ».
Aux États-Unis, le disque fut mieux reçu par les critiques. Le magazine Rolling Stone lui a décerné la note de 4 étoiles sur 5 à sa sortie et l'a classé en 2012 à la 223e place dans ses 500 plus grands albums de tous les temps. Les critiques ont été beaucoup plus favorables par la suite, Stephen Erlewine, de Allmusic, lui donnant par exemple 5 étoiles sur 5.
Emplacement physique
60s - 70s - 80s
Pistes
| # | Titre | |
|---|---|---|
| A1 | Sunday Bloody Sunday | 4:38 |
| A2 | Seconds | 3:24 |
| A3 | New Year's Day | 5:38 |
| A4 | Like A Song... | 4:48 |
| A5 | Drowning Man | 4:12 |
| B1 | The Refugee | 3:40 |
| B2 | Two Hearts Beat As One | 5:00 |
| B3 | Red Light | 4:09 |
| B4 | Surrender | 6:01 |
| B5 | "40" | 2:08 |
Suggestions
The Joshua Tree
U2
Sign "O" The Times
Prince
McCartney
Paul McCartney
L'Homme À Tête De Chou
Serge Gainsbourg