The Who Sell Out
The Who
Inspiré
- Année de l'édition 1974
- Label / Catalogue Polydor (2675 089)
- Format 2xLP (Compilation, Stereo)
-
Pays
-
Genres / Styles
Rock Classic Rock, Mod, Psychedelic Rock
-
Note Globale
Ma note : 2 | Discogs : 4,10 (84 avis) | AudioDB : 4,25 (2 avis)
- États (Pochette / Disque) VG- VG+
À propos de l'album
The Who Sell Out est un album-concept du groupe de rock britannique The Who sorti en 1967.
L'album se présente sous la forme d'une fausse émission de la station de radio pirate Radio London : les chansons sont séparées par des jingles commerciaux et autres publicités. Marqué par le courant psychédélique, The Who Sell Out inclut notamment I Can See for Miles, le single le plus vendu de l'histoire des Who et le seul issu de l'album. The Who Sell Out a atteint la 13e place des charts britanniques et la 48e place aux États-Unis. Il est classé 113e au classement du magazine Rolling Stone des 500 meilleurs albums de tous les temps.
Le mixage fut achevé aux studios De Lane Lea de Londres en 1967, le 30 octobre pour le stéréo et le 2 novembre pour le mono.
Le ton de ce disque est traversé par un humour décalé. Le concept est amusant, assez en tous cas pour ne pas être pris au sérieux. Cependant, ce disque ouvrit la voie aux expérimentations de Pete Townshend en ce qui concernait la complexité narrative que l'on pouvait retranscrire au sein d'un album musical, ce qui préfigurait Tommy, mais également les épopées de Lifehouse et Quadrophenia, en faisant d'un album quelque chose de supérieur à une simple collection de chansons. Le concept reste néanmoins ici sans aucune prétention.
Certaines chansons demeurent très appréciées : l'écriture de Townshend atteint ici un premier sommet, en ce qui concerne notamment la veine pop du groupe. Des titres comme Tattoo ou Odorono conjuguent une fraîcheur et un humour certain avec une complexité musicale sous-jacente. Certains titres se rattachent au mouvement psychédélique, dominant dans la culture populaire de l'époque : on peut citer Armenia City in the Sky ou le single I Can See for Miles, qui reste une des chansons les plus célèbres des Who.
Le mixage de l'album, bien que moins éthéré que celui de Tommy, offre un son bien plus évolué que celui des deux premiers albums du groupe, le groupe ayant disposé de beaucoup plus de temps pour peaufiner les titres. Les claviers se taillent une place importante dans ce disque, notamment l'orgue. La section rythmique est globalement sous-mixée, laissant la place au chant et aux superpositions de guitares. On remarque aussi une grande part de guitares acoustiques dans ce disque, tendance qui allait se confirmer dans l'album suivant.
The Who Sell Out peut se traduire, en français, par « les Who se vendent »; on peut voir dans ce titre un clin d'œil au classique Beatles for Sale. Suivant la mode des albums concepts initiée quelques mois plus tôt dans l'année 1967 par les Beatles avec Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band, ils décidèrent d'enregistrer eux aussi un album-concept. Cependant, il ne s'agit pas d'une histoire portée par un développement narratif (le groupe ne commencera ce genre de créations que plus tard sur Tommy). Le concept est donc assez léger, voire humoristique.
Les titres sont entrecoupés de jingles radiophoniques, élaborés par les Who eux-mêmes: le disque s'écoute comme une émission radiophonique. C'est un pastiche de radio pirate. À l'époque, de nombreuses radios émettaient clandestinement sur le territoire britannique. On peut donc concevoir ce disque comme une émission de Radio London, célèbre station pirate de ce temps. Cette idée provient du manager des Who, Chris Stamp, et de Pete Townshend, guitariste et auteur des Who. Chris Stamp proposa à des marques de payer pour obtenir des jingles, mais, vu le faible nombre de copies prévues à sa sortie (50 000 exemplaires), aucune n'accepta.
La sortie de l'album fut rapidement suivie de poursuites judiciaires suites aux mentions d'intérêts commerciaux réels dans les faux jingles publicitaires et sur la pochette de l'album. Les créateurs des vrais jingles (ceux de Radio London), déclarèrent que les Who les avaient utilisés sans permission, et engagèrent également des poursuites (les jingles avaient été produits par PAMS Productions de Dallas, au Texas, producteurs de milliers de jingles pour les radios des années 60 et 70).
L'album se présente sous la forme d'une fausse émission de la station de radio pirate Radio London : les chansons sont séparées par des jingles commerciaux et autres publicités. Marqué par le courant psychédélique, The Who Sell Out inclut notamment I Can See for Miles, le single le plus vendu de l'histoire des Who et le seul issu de l'album. The Who Sell Out a atteint la 13e place des charts britanniques et la 48e place aux États-Unis. Il est classé 113e au classement du magazine Rolling Stone des 500 meilleurs albums de tous les temps.
Le mixage fut achevé aux studios De Lane Lea de Londres en 1967, le 30 octobre pour le stéréo et le 2 novembre pour le mono.
Le ton de ce disque est traversé par un humour décalé. Le concept est amusant, assez en tous cas pour ne pas être pris au sérieux. Cependant, ce disque ouvrit la voie aux expérimentations de Pete Townshend en ce qui concernait la complexité narrative que l'on pouvait retranscrire au sein d'un album musical, ce qui préfigurait Tommy, mais également les épopées de Lifehouse et Quadrophenia, en faisant d'un album quelque chose de supérieur à une simple collection de chansons. Le concept reste néanmoins ici sans aucune prétention.
Certaines chansons demeurent très appréciées : l'écriture de Townshend atteint ici un premier sommet, en ce qui concerne notamment la veine pop du groupe. Des titres comme Tattoo ou Odorono conjuguent une fraîcheur et un humour certain avec une complexité musicale sous-jacente. Certains titres se rattachent au mouvement psychédélique, dominant dans la culture populaire de l'époque : on peut citer Armenia City in the Sky ou le single I Can See for Miles, qui reste une des chansons les plus célèbres des Who.
Le mixage de l'album, bien que moins éthéré que celui de Tommy, offre un son bien plus évolué que celui des deux premiers albums du groupe, le groupe ayant disposé de beaucoup plus de temps pour peaufiner les titres. Les claviers se taillent une place importante dans ce disque, notamment l'orgue. La section rythmique est globalement sous-mixée, laissant la place au chant et aux superpositions de guitares. On remarque aussi une grande part de guitares acoustiques dans ce disque, tendance qui allait se confirmer dans l'album suivant.
The Who Sell Out peut se traduire, en français, par « les Who se vendent »; on peut voir dans ce titre un clin d'œil au classique Beatles for Sale. Suivant la mode des albums concepts initiée quelques mois plus tôt dans l'année 1967 par les Beatles avec Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band, ils décidèrent d'enregistrer eux aussi un album-concept. Cependant, il ne s'agit pas d'une histoire portée par un développement narratif (le groupe ne commencera ce genre de créations que plus tard sur Tommy). Le concept est donc assez léger, voire humoristique.
Les titres sont entrecoupés de jingles radiophoniques, élaborés par les Who eux-mêmes: le disque s'écoute comme une émission radiophonique. C'est un pastiche de radio pirate. À l'époque, de nombreuses radios émettaient clandestinement sur le territoire britannique. On peut donc concevoir ce disque comme une émission de Radio London, célèbre station pirate de ce temps. Cette idée provient du manager des Who, Chris Stamp, et de Pete Townshend, guitariste et auteur des Who. Chris Stamp proposa à des marques de payer pour obtenir des jingles, mais, vu le faible nombre de copies prévues à sa sortie (50 000 exemplaires), aucune n'accepta.
La sortie de l'album fut rapidement suivie de poursuites judiciaires suites aux mentions d'intérêts commerciaux réels dans les faux jingles publicitaires et sur la pochette de l'album. Les créateurs des vrais jingles (ceux de Radio London), déclarèrent que les Who les avaient utilisés sans permission, et engagèrent également des poursuites (les jingles avaient été produits par PAMS Productions de Dallas, au Texas, producteurs de milliers de jingles pour les radios des années 60 et 70).
Emplacement physique
60s - 70s - 80s
Pistes
| # | Titre | |
|---|---|---|
| A1 | Armenia City In The Sky | 3:12 |
| A2 | Mary Anne With The Shaky Hand | 2:04 |
| A3 | Odorono | 2:16 |
| A4 | Tattoo | 2:42 |
| A5 | Our Love Was | 3:07 |
| A6 | I Can See For Miles | 4:17 |
| B1 | Can't Reach You | 3:03 |
| B2 | Medac | 0:57 |
| B3 | Relax | 2:38 |
| B4 | Silas Stingy | 3:04 |
| B5 | Sunrise | 3:03 |
| B6 | Rael 1 + 2 | 5:44 |
| C1 | Run Run Run | 2:43 |
| C2 | Boris The Spider | 2:29 |
| C3 | I Need You | 2:25 |
| C4 | Whiskey Man | 2:57 |
| C5 | Heat Wave | 1:57 |
| C6 | Cobwebs And Strange | 2:31 |
| D1 | Don't Look Away | 2:54 |
| D2 | See My Way | 1:53 |
| D3 | So Sad About Us | 3:04 |
| D4 | A Quick One While He's Away | 9:10 |
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